Dans l’émission Quelle époque ! diffusée sur France 2, un passage particulièrement révélateur a eu lieu récemment, mettant en lumière la manière dont certains médias du service public, sous la houlette de Delphine Ernotte, semblent jouer un rôle d’arbitre dans un débat politique où, ces médias distribuent les rôles de gentil ou de méchant. L’invité du jour, Benoît Saint-Denis, combattant de MMA, se voit contraint de se justifier sur des valeurs qui, pourtant, ne devraient pas faire polémique dans une société démocratique : son identité, son passé militaire, son attachement à la France et, surtout, son droit de revendiquer un patriotisme sans être immédiatement accusé d’appartenir à l’extrême droite. Retour sur un moment où l’animateur, par une question subtile, pousse presque l’invité à se disculper d’être « nationaliste », ou ce qu’il faut entendre par là : « extrémiste ».

La récupération politique et l’injonction à se justifier

Le processus commence par une question de l’animateur, qui évoque la récupération politique des valeurs de Benoît Saint-Denis par « certains groupes, notamment d’extrême droite ». Un simple constat qui, en soi, pourrait paraître anodin. Mais de par cette questions, l’animateur pousse alors l’invité de manière détournée à se justifier, presque à lui faire dire qu’il n’est pas « de ces groupes » : pas d’extrême droite (terme fourre tout, non définit qui désigne cependant les méchants), et donc pas de nationalisme. Par ce biais, l’animateur façonne un espace où Benoît Saint-Denis (ayant l’honnêteté d’affirmer ne pas connaître le jeu des médias), se trouve contraint de répondre non seulement sur son parcours, mais aussi sur ses valeurs et ses convictions, sous prétexte qu’un patriotisme affiché pourrait le ranger immédiatement dans une catégorie indésirable.

Ainsi, ce moment incarne parfaitement le jeu des médias du service public, qui consiste à désigner de manière implicite les « méchants » tout en se positionnant en défenseur du « bien », sans jamais véritablement en définir les contours.

Les valeurs qui dérangent

Ce qui dérange dans l’idéologie dominante des médias publics, ce n’est pas tant que Benoît Saint-Denis soit un combattant de MMA, mais bien son passé de militaire, son identité, son tatouage représentant une croix des Templiers, son attachement au drapeau français. Dans l’ère actuelle, afficher son patriotisme, revendiquer des symboles nationaux comme le drapeau tricolore, ou encore revendiquer une culture et un héritage communs, semble désormais suspect, voire risqué. De fait, un geste aussi simple que de se montrer attaché à la France, à ses valeurs à son patrimoine et à salangue devient synonyme de « nationalisme », et ce dernier terme, bien que non défini, est souvent associé à des courants politiques extrémistes.

Pourtant, le nationalisme, dans sa définition la plus pure, n’est rien d’autre qu’une « doctrine, un mouvement politique qui revendique pour une nationalité le droit de former une nation ». Il n’est pas forcément un terrain glissant vers l’extrémisme, comme les médias aiment parfois à le présenter. Pourquoi est-ce mal, aujourd’hui, de vouloir se retrouver autour de valeurs communes ? Pourquoi est-ce une honte de revendiquer un héritage culturel, une langue, un patrimoine ? Pourquoi faire un lien direct entre ces sentiments légitimes et une appartenance à l’extrême droite ?

En réalité, ce qui est dérangeant dans ce débat, ce ne sont pas les valeurs en elles-mêmes, mais l’idéologie dominante des médias publics qui, souvent sous couvert de pluralisme et d’équité, se trouve en réalité être le fer de lance d’un agenda politique très précis : celui de détruire ce qu’ils considèrent comme un vestige d’un passé révolu, celui de l’après-soixante-huitarde, celui d’une France émiettée, et globalisée.

L’idéologie soixante-huitarde et la destruction des valeurs traditionnelles

L’idéologie soixante-huitarde, profondément ancrée dans de nombreux médias du service public, elle cherche à effacer les symboles de la nation et à déstabiliser les valeurs qui ont permis à la France d’être ce qu’elle est aujourd’hui. L’attachement au drapeau bleu-blanc-rouge, à l’histoire nationale, à la défense de la famille, à l’amour de la patrie… ces valeurs semblent être devenues subitement suspectes aux yeux de ceux qui se prétendent porteurs d’un progrès irréversible, prétendant que la seule voie possible est celle de la dilution des identités nationales.

L’animateur de Quelle époque ! ne fait qu’incarner cet esprit dominant en poussant Benoît Saint-Denis à se justifier. Il ne s’agit pas de comprendre ce qui motive cet homme, mais de le contraindre à une position de défense. En insinuant que son patriotisme pourrait le lier à des courants infréquentables d’extrême droite, l’animateur ne cherche pas à nuancer le débat, mais à imposer un seul prisme à travers lequel il faut regarder la France : celui d’un « bien-pensant » qui réduit toute forme d’attachement à la nation à un « malaise ».

Le discours de la pensée unique : propagande et manipulation

Un autre exemple flagrant de cette propagande médiatique s’est manifesté récemment dans l’émission Complément d’enquête, où les journalistes s’en prennent à CNews, simplement parce qu’il refuse de suivre à la lettre la ligne du gouvernement et de la narrative officielle. Mais cette « dissidence », souvent perçue comme une opposition au pouvoir macroniste, n’est-elle pas, en réalité, un moyen de maintenir un minimum de pluralité dans un paysage médiatique de plus en plus uniformisé ?

Plus encore, dans l’émission Cash Investigation, une enquête est menée contre Bernard Arnault et son empire LVMH, une des rares industries françaises qui brille à l’international. Pourquoi ? Pour discréditer un homme qui fait rayonner la France à travers le monde, un symbole de la réussite économique du pays. Pourtant, les médias du service public, toujours dans leur rôle de « gardiens du bien », semblent incapables de distinguer le succès économique et l’amour de la nation d’une quelconque collusion avec des puissances occultes ou des pouvoirs déviants.

Conclusion : Méfiez-vous des rôles attribués

Le jeu des médias du service public, tel qu’incarné par des émissions comme Quelle époque !, est un jeu dangereux. Un jeu où l’on désigne qui sont les « bons » et qui sont les « méchants » sans jamais expliquer véritablement ce qui fait le fondement de cette distinction. En manipulant les symboles, en stigmatisant des valeurs universelles comme l’attachement à la nation ou le patriotisme, et en les associant systématiquement à l’extrême droite, les médias finissent par faire le jeu de ceux qui cherchent à déstabiliser le tissu social et culturel du pays.

Au final, il est essentiel de se méfier des pseudos juges qui distribuent les rôles, des « bons » et des « méchants », sans jamais chercher à comprendre ce qui définit véritablement ces catégories. C’est ainsi que l’on trouve le véritable danger : dans un discours qui, sous couvert de bienveillance, cherche à imposer une pensée unique et à étouffer les voix discordantes.